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Des oeuvres sculptées ...

Notamment...

Le Grand Bouddha

La statue en bronze du Grand Bouddha Amida, élevée dans le parc du Domaine de Mariemont en 1911, avait été commandée par Raoul Warocqué à un fondeur japonais lors de son voyage en Extrême-Orient de 1910. Cette statue de près de 4 m de hauteur est restée emblématique pour de nombreux visiteurs de la région.

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Les lions du jardin d'hiver

Ces lions faisaient partie intégrante de l’architecture de façade du corps de logis du château des Warocqué. Les deux lions gardaient l’entrée donnant sur la pelouse d’honneur (façade aux canons), en face du Bouddha. Les deux lionnes étaient de l’autre côté. Les voici aujourd'hui restaurés et remis devant le jardin d'hiver. 


 

Auguste RODIN

Les Bourgeois de Calais

Bronze

2,20 x 2,35 x 1,78 m

1889 (Calais)

1905/1906 (Mariemont)

Inv. III.A.37

 

Quelques infos supplémentaires ...

Ce groupe en bronze a été crée à la suite d’une commande passée en 1885 par la ville de Calais à Auguste Rodin (1840-1917), sculpteur français révolutionnaire de la fin du XIXe siècle. Cette œuvre renvoie à un épisode marquant de l’histoire de la ville médiévale. En 1328, à la mort du roi de France Charles IV, son cousin germain Philippe de Valois lui succède sur le trône plutôt que son neveu, Édouard III, roi d’Angleterre. Ce dernier est écarté car il descend du roi de France par sa mère. Contestant cette décision, il entre en guerre avec la France provoquant la «Guerre de Cent ans». Au cours du conflit, Édouard III assiège Calais, prospère ville marchande et portuaire. Lors de la reddition de la ville, six grands bourgeois acceptent de se sacrifier en échange de la vie des autres habitants. Ils se présentent au roi, pieds nus, en chemise, la corde au cou, tenant les clefs de la ville et du château. Devant leur courage et leur abnégation, l’épouse du roi demande leur grâce au souverain qui veut leur trancher la tête. Ils seront libérés, mais la ville passera sous le contrôle de l’Angleterre (jusqu’en 1558). Rodin a représenté ces bourgeois. Avec le puissant modelé qui caractérise son œuvre en bronze, l’artiste a privilégié la représentation humaine du drame. Six personnages en chemise, la corde au cou, manifestent par leurs attitudes et leurs expressions, la résignation, le regret, le désespoir. Les têtes baissées, les mains levées, les corps immobiles ou en mouvement expriment avec force le terrible moment des adieux. Le groupe initial, terminé en 1889, se dresse toujours à Calais. Cependant, du vivant de Rodin, trois autres tirages originaux en bronze furent réalisés : le premier pour un riche industriel danois, le deuxième, pour Raoul Warocqué et le troisième, pour un entrepreneur bruxellois (qui fut plus tard acquis par le National Art-Collections Fund et se trouve actuellement à Londres).

En 1889, un modèle en plâtre du groupe fut exposé à Bruxelles. Diverses propositions sont faites pour que l’État belge, ou une ville de Belgique, acquiert une copie de l’œuvre, mais en vain. Des mécènes sont alors sollicités. En 1905, Raoul Warocqué passe commande d’un tirage original des Bourgeois de Calais. En 1908, il décide de donner un pendant à cette œuvre et commande au sculpteur belge Victor Rousseau (1865-1954) le groupe Vers l’avenir. Pour assurer l’harmonie entre les deux œuvres, ce dernier insiste pour que le socle des Bourgeois de Calais soit rehaussé, en contradiction avec l’intention sculpteur qui souhaitait un socle bas renforçant le dialogue avec le spectateur.

 


Godefroid DEVREESE

Vase «Bacchanale»

Marbre; socle en granit rose

Haut. 2,77 m; diam. 1,25 m

1912

Inv. III.A.41

Le vase «Bacchanale» du sculpteur et médailleur Godefroid Devreese (1861-1941), que l’on peut admirer dans le parc devant la grande serre du jardin d’hiver, est la seconde version de l’œuvre sculptée par l’artiste. L’urne au motif de satyres et de bacchantes fut d’abord coulée en bronze. Le sujet s’inscrit dans la tradition antique qui dicte la mode des ornements de jardin de l’époque. Des satyres, au buste masculin et aux jambes de bouc, aux oreilles pointues, accompagnent en une ronde effrénée le dieu Bacchus, dieu du vin et du théâtre. En compagnie de jeunes femmes – les Bacchantes – qu’ils enlacent et tentent de séduire, ils se déplacent en un joyeux cortège. Ce thème, inspiré de l’art gréco-romain, intéresse beaucoup Godefroid Devreese qui a déjà conçu plusieurs versions plus petites de «Bacchanales». Pour cette commande, passée par Raoul Warocqué en 1906, il doit cependant façonner une œuvre monumentale destinée à l’ornementation du parc de Mariemont. La correspondance entre les deux hommes permet de suivre l’avancée des travaux. Lorsque l’urne, enfin terminée, est présentée en 1908 au Salon des Indépendants à Bruxelles, le sculpteur s’inquiète auprès de Raoul Warocqué du socle sur lequel elle va reposer à Mariemont. Après discussion, un bloc de granit rose de forme complexe, combinant le carré et l’octogone, à pans coupés incurvés, sera choisi.

En 1911, un incendie ravage l’hôtel de ville de Schaerbeek, commune où vit et travaille Devreese. Sans doute à l’instigation de l’artiste, Raoul Warocqué offre, trois jours plus tard, le vase « Bacchanale » à la commune. Il sera dressé en haut de l’avenue Louis Bertrand, à l’emplacement de l’ancienne église Saint-Servais rasée lors des grands travaux urbanistiques qui modifient en profondeur le visage de la commune. Ce choix constitue une ironie typique du XIXe  siècle: une urne au décor païen, célébrant l’ivresse et la fête, érigée sur le lieu où fut longtemps célébré le culte catholique. Le sculpteur s’attelle aussitôt à une copie dans un matériau dont il rêve depuis longtemps, le marbre. Les difficultés se multiplient: l’obtention du bloc de marbre de Carrare adéquat nécessite de nombreuses transactions, le transport d’une œuvre beaucoup plus lourde et fragile que son prédécesseur en métal pose des difficultés. Malgré tout, en 1913, la nouvelle version est enfin placée sur... le socle d’origine que Raoul Warocqué avait conservé alors qu’il offrait le bronze à Schaerbeek.

 

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