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Septembre 1916

7 septembre 1916

Bague pour homme portant la mention Gold gab ich für Eisen

Cette bague porte l’inscription Gold gab ich für Eisen, que l’on peut traduire par : « J’ai donné de l’or pour du fer ». Il s’agit d’un slogan appelant la population allemande à faire don de son or et de ses bijoux pour financer l’effort de guerre. L’idée n’est pas neuve, car elle est lancée un siècle plus tôt, en 1813, par la princesse de Prusse Marie-Anne-Amélie de Hesse-Hombourg (1785-1846), pour inciter les femmes à offrir leurs bijoux et métaux précieux pour participer au coûteux financement de guerre contre les armées napoléoniennes. En échange, celles-ci recevaient une broche ou une bague en fer portant cette mention. Arboré publiquement, ce bijou devenait ainsi une manifestation tangible de son soutien envers la patrie. À nouveau pendant la Première (puis la Seconde) Guerre mondiale, on recourt à ce procédé qui sera également appliqué en Autriche, mais il s’accompagne d’une réelle pression sociale, bien qu’il repose en principe sur base volontaire. Quiconque arborait encore des bijoux luxueux malgré le contexte de crise et renonçait à ce « sacrifice pour la Nation » était déconsidéré aux yeux de tous. En revanche, les citoyens les plus généreux pouvaient se voir remettre la croix de fer, décoration très prestigieuse dans la société allemande. Des médailles en fer noirci, dessinées par le sculpteur Hermann Hosaeus (1875-1958), ont également été frappées pour la circonstance. En outre, des éléments d’orfèvrerie par exemple, ont ainsi disparu, fondus et détruits en raison de leur teneur en métal précieux.

Dès les premiers temps du conflit, l’or réendosse l’une de ses anciennes fonctions : celle de trésor de guerre. Tous les pays européens ont suspendu la convertibilité en or de leur monnaie pour éviter la ruine. Au final, l’or et l’argent disparaissent de la circulation monétaire intérieure. En conséquence, l’or sert de réserve de valeur, entreposé dans les coffres des banques dans le but d’assurer la confiance dans la monnaie nationale, mais aussi en vue d’échanges avec les autres pays. En France, celui-ci était échangé contre des billets de banque et un reçu. Cependant, la valeur du franc est divisée par cinq en l’espace de dix ans, ce qui amène de nombreux « patriotes » à la ruine.

19 septembre 1916

Ac.85/23 (n° 149)

La chapelle de l’hôpital militaire de Bourbourg

Provenant d’un ensemble de près de 600 plaques photographiques en verre, cette vue présente une l’intérieur de la chapelle de l’hôpital militaire de Bourbourg. Durant l’été 1915, on édifie dans cette localité de l’arrondissement de Dunkerque (Fr., dép. Nord) un vaste hôpital d’une contenance de 500 lits et qui, lorsqu’il sera mis hors service en mai 1919, aura compté pas moins de 13.000 patients (cf. notice du mois de mai 1915). Son accès était facilité par l’emplacement voisin de la gare ferroviaire du lieu. Véritable « petite ville dans la ville », l’hôpital est évidemment un lieu de soins et de convalescence pour les soldats, mais il doit également pouvoir bénéficier d’une infrastructure « autonome ». Les lieux de culte en font partie, notamment la chapelle en bois destinée au culte chrétien.

Sur cette illustration, le maître-autel est abondamment fleuri et encadré par deux niches accueillant le Sacré-Cœur (sens du sacrifice) et une Vierge à l’Enfant (générosité et charité). Par le biais de deux banderoles fixées sur les poutres transversales, l’accent est mis sur la prière (Ma maison est un lieu de prière) et sur la communion (Neem en eet dit is mÿn lichaam). À ces mentions et à cette iconographie purement chrétienne, l’on associe volontiers – comme c’est le cas ici – les couleurs des drapeaux alliés dans une lutte manichéenne. Ce faisant, chaque camp voulant assurer du bien-fondé de ses intentions et de sa « mission » se légitime sous un couvert religieux.

Réconfort des âmes des combattants et de leurs familles face à la réalité de la guerre, des lieux de culte – parfois sommairement improvisés – permettent à quiconque le souhaite de venir trouver une forme d’apaisement. Des figures comme la Vierge et le Christ – bien entendu – mais aussi sainte Thérèse ou Jeanne d’Arc (en France) font l’objet d’une dévotion particulière. Les messes sont assurées par des aumôniers militaires ou des prêtres mobilisés à l’arrière du front. Des pratiques religieuses et une piété personnelle sont également largement attestées dans les tranchées, chacun cherchant protection, soutien et aide ponctuelle dans la Foi. A contrario, les horreurs de la guerre ont donné le sentiment à certains qu’une existence divine n’aurait pu permettre un tel acte et ont pu engendrer un rejet de toute forme de croyance.

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