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Juillet 1918

5 juillet 1918

Ac.85/23 (n° 334)

Photographie d’une équipe chirurgicale à l’œuvre à l’hôpital militaire de Bourbourg

Cette prise de vue a été réalisée à l’hôpital militaire de Bourbourg, non loin de Dunkerque, dans l’un des blocs opératoires. L’équipe se compose de cinq personnes : deux médecins chirurgiens, en tablier et calot, un anesthésiste, une infirmière et un assistant. L’opération vient probablement seulement de débuter, alors que le patient vient de sombrer dans le sommeil sous l’effet des drogues qui lui ont été administrées. Si l’évolution des soins de santé a fait des progrès considérables au cours du XIXe siècle, le « théâtre des blessures de guerre » en 1914-1918 a permis de balayer les dernières « superstitions » et idées reçues.

Pendant la Grande Guerre, environ deux tiers des soldats blessés sont touchés aux membres, principalement à cause de l’emploi des grenades et obus à déflagration. Les blessures par balles et, moins souvent, les blessures à l’arme blanche peuvent évidemment occasionner de lourdes pertes, sans oublier l’emploi dévastateur des gaz sur le champ de bataille. Les premiers mois sont ceux d’une forme de « baptême du feu » pour les services de secours qui, soudainement, sont confrontés à des lésions peu rencontrées jusqu’alors. Parmi les blessures les plus sérieuses, celles à l’abdomen suscitent le doute parmi les médecins : certains estiment qu’il est préférable de ne pas opérer, car les interventions chirurgicales sont alors balbutiantes lorsqu’il s’agit des viscères. D’aucuns ont constaté qu’une non-intervention amenait parfois une guérison « miraculeuse » ; en réalité, les blessés sérieux au niveau de l’abdomen n’arrivaient tout simplement pas jusqu’aux blocs opératoires, car les blessures engendraient la mort dans un délai assez bref.

C’est avec la mise en place d’un système d’ambulances chirurgicales automobiles plus efficace que les chances de survie des blessés ont pu s’améliorer. Une fois la répartition des blessés opérée sur place par des médecins attentifs, selon la région du corps touchée et l’importance de la blessure, le soldat est envoyé à l’arrière du front. La pose d’un pansement adapté et son maintien, ainsi que les conditions et la rapidité du transport, ont un caractère vital en marge de l’évacuation. Une fois sur place, le bloc opératoire doit être rapidement disponible et son personnel doit s’investir complètement. Le temps que le(s) chirurgien(s) pourra (pourront) consacrer à un patient est primordial ; il arrive parfois que, débordé, le médecin doive privilégier le blessé dont les chances de survie sont les plus grandes. Pour ces différentes raisons, l’amélioration progressive des techniques chirurgicales et des soins post-opératoires vont permettre, dans une large mesure, de réduire le taux de mortalité parmi les soldats.

 

 

25 juillet 1918

Fonds Gustave Groleau

Faire-part mortuaire de Baziel Louis Thoen

Parmi l’immensité du nombre de morts tombés durant la Grande Guerre, certains sortent de l’anonymat. Bon nombre de ces hommes, disparus relativement jeunes, n’ont parfois guère laissé de traces de leur existence dans l’histoire. Les faire-part mortuaires permettent modestement de conserver un témoignage de leur passage sur terre ; c’est aussi une source de renseignements utile pour l’historien et le généalogiste.

Baziel Louis Thoen est originaire de la ville flamande de Sint-Niklaas où il voit le jour le 17 novembre 1891. Plus tard, il se domicilie à Anvers. Lorsque le conflit éclate, il ne tarde pas à s’engager comme soldat volontaire et à rejoindre les rangs de l’Armée belge (17 octobre 1914). Sa formation achevée, il est affecté au 15e Régiment de l’Artillerie. C’est sur le front de l’Yser, dans la localité de Booitshoeke (commune de Furnes) qu’il trouvera la mort, le 25 juillet 1918, à l’âge de 26 ans, avant d’être enterré dans le cimetière militaire de Steenkerke (même commune).

Ces petites images pieuses – associant, comme ici, iconographie chrétienne, extrait de psaumes et prières en la mémoire du défunt – sont généralement imprimées à la demande des proches du défunt, une fois l’annonce de la mort faite à la famille, ce qui peut parfois prendre plusieurs semaines. On ignore cependant pour quelle raison ce faire-part se trouve dans les souvenirs du sergent Gustave Groleau, mais sans doute celui-ci avait-il sympathisé avec Baziel Thoen sur le front ou lors d’un séjour en milieu hospitalier.

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