|

Du Nil à Alexandrie : Histoires d'eaux

20 avril- 29 septembre 2013

Espace d'exposition du 2e étage ouvert tous les jours (sauf le lundi) de 10h à 18h,

Espace d'exposition autour de la Réserve Précieuse ouvert tous les jours (sauf le lundi) de 10h à 12h30 et de 14h à 18h

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Si vous êtes journaliste, n'hésitez pas à vous inscrire sur notre espace presse pour avoir accès à nos communiqués de presse Fr-NL et plus d'une vingtaine d'illustrations en haute définition, avec légende. Vous pouvez également nous contacter via notre adresse rp(at)musee-mariemont.be

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

L’Égypte et le Musée royal de Mariemont : une grande histoire

Une longue tradition existe entre l’Égypte et le Musée royal de Mariemont. En effet, c’est à l’âge de 18 ans à peine que Raoul Warocqué se procure une édition originale de la célèbre Description de l’Égypte, placée sous la protection de Napoléon Bonaparte. Cet ouvrage fascinant va être, entre autres raisons, à l’origine de l’intérêt que l’industriel porte aux antiquités égyptiennes. Il acquiert alors plusieurs objets, dont un buste colossal de reine ptolémaïque, et n’hésite pas à financer des fouilles archéologiques sur le prestigieux site d’Héliopolis.


Depuis la disparition de son fondateur, les différents responsables du Musée n’ont eu de cesse d’accroître cette collection. Ayant récemment bénéficié d’une prestigieuse donation, le Musée peut être considéré comme l’une des premières collections égyptiennes de Wallonie, deuxième en Belgique.


En 2013, l’Égypte est une fois de plus mise à l’honneur avec une nouvelle exposition de prestige « Du Nil à Alexandrie. Histoires d’eaux ».

 

Carte postale, Vue générale des pyramides, début du XXe siècle © Musée royal de Mariemont.

Une nouvelle exposition : résultats de recherches et de relations internationales présentées au grand public

A cette occasion, une exposition de prestige « Du Nil à Alexandrie. Histoires d’eaux » sera proposée au public. Cette exposition est le fruit d’une série de fouilles archéologiques et d’études menées depuis plus de 20 ans par le Centre d’Études Alexandrines (CEAlex), dirigé par Jean-Yves Empereur, célèbre fouilleur des vestiges du Phare d’Alexandrie. Déjà présentée dans quelques grandes villes d’Europe tel Neufchâtel et Le Mans, l’exposition rejoindra les salles du musée. Elle y sera ainsi enrichie d’objets issus des collections du Musée et de prêts d’institutions de prestige (Louvre, RMO de Leiden, Allard Pierson d’Amsterdam, Musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles, MAS Museum Antwerpen, Stedelijk Museum Lokeren, Grand Curtius Liège…).

Cette coopération entre le musée, le musée gréco-romain d'Alexandrie et le Centre d’Études Alexandrines s’est concrétisée sur le terrain par différentes campagnes de fouilles archéologiques, menées depuis plusieurs années à Smouha dans la banlieue d’Alexandrie par M.-C. Bruwier, et ce afin de mettre au jour les vestiges du site d’où proviennent les fragments d’un couple ptolémaïque colossal conservés au Musée royal de Mariemont.

Manche de sistre © Collection privée - photo M. Lechien.
Jarre à eau, Époque Copte
Lampe avec vue d’Alexandrie, Ier siècle après J.-C. © Musée royal de Mariemont – photo M. Lechien.

Le Nil : Le fleuve mythique au centre de toutes vies

Par le biais d’une scénographie audacieuse, le visiteur est convié à suivre le Nil jusqu’à Alexandrie et à saisir pleinement les tenants et les aboutissants de la gestion de l’eau, et ce, de l’Antiquité jusqu’à nos jours. L'histoire du fleuve dans ses rapports avec la métropole égyptienne est illustrée par de nombreux objets : gravures, plans, objets archéologiques mais également par des maquettes des citernes mises au jour par l’équipe du CEAlex.

De nombreux modèles réduits de machines à eau, manipulables par le visiteur, permettent de mieux comprendre le fonctionnement d’une vis d’Archimède, d’une sakieh et d’un chadouf, autant d’outils essentiels pour l’acheminement de l’eau.

Plus d’une centaine de documents - objets archéologiques, sculptures, monnaies, textiles coptes, céramiques, archives et livres – invitent le visiteur à se familiariser avec Alexandrie, ses habitants et la problématique de l’eau dans des aspects aussi variés que la vie quotidienne, la navigation, les cultes et la mort.

Une section dédiée aux cartographes, aux récits des voyageurs du XVIe au XXe siècle ainsi qu’à la littérature jeunesse se déploiera également autour de la Réserve Précieuse.

 

                     Amulette de Thouéris, Basse Époque/ Statuette du dieu Sobek, Basse Époque

                                        © Musée royal de Mariemont- photo M. Lechien.

La Grande Alexandrie: une problématique de l’eau

Pendant plusieurs siècles, Alexandrie fut la métropole économique et culturelle la plus importante de la Méditerranée. La ville qui abrita le Museion, la Bibliothèque et le célèbre Phare, est confrontée depuis sa création à un enjeu crucial : l’approvisionnement en eau douce.

Avec la fondation d’Alexandrie en 331, Alexandre le Grand ouvre la terre des pharaons sur le monde grec. La cité est installée sur des assises rocheuses solides lui permettant de résister à l’inexorable enfoncement dont sont victimes les autres cités côtières installées sur les terres meubles du Delta. Si dans un premier temps, les puits creusés dans la roche suffisent à alimenter la ville en eau douce et que le Lac Mariout, jouxtant la ville, offre un espace navigable permettant de rejoindre le Nil, cet éloignement du fleuve s’avère rapidement être un problème majeur d’ordre politique, commercial et hydrique. Ptolémée 1er ordonne donc la création d’un canal reliant le Nil à la ville. Celui-ci, en reliant la cité au dieu-fleuve, affirme la nature égyptienne de la cité, améliore la fluidité du trafic commercial et approvisionne la ville en eau douce.

L’eau passe alors dans des puits et des canalisations souterraines creusées dans le grès dunaire qui agissent comme un filtre. Ces Hyponomes, à l’architecture et à l’ingéniosité incroyables, sont la preuve de la grande connaissance des ingénieurs grecs du paysage hydrologique de la côte et de son sous-sol.

Après le terrible tsunami du 21 juillet 365, qui rasa près d'un tiers de la mégapole, Alexandrie entra dans une période de troubles hydriques. Au début de l'époque byzantine, la soif des Alexandrins était devenue un sujet préoccupant. On y remédia par la construction des premières grandes citernes publiques, véritables cathédrales souterraines. Avec la conquête arabe, la ville vécut une restructuration profonde dans laquelle le programme hydraulique tenait une place importante : Alexandrie entra alors dans l'ère des grandes citernes à étages, dont la construction s’inspirait directement des citernes de Constantinople. Jusqu'à l'entrée du XXe siècle, Alexandrie s'abreuva aux citernes ; c'est ainsi que la ville du dessous devint presque aussi vaste que celle du dessus.

Dans les pays qui souffrent de sécheresse, et plus particulièrement en Égypte, l'hydraulique reste un objet d'intérêt très particulier pour l'état qui continue de développer, dans la plus pure des traditions pharaoniques, des projets monumentaux, comme celui du Haut-Barrage d'Assouan et plus récemment, celui de Tochka, connu aussi sous le nom de "Nouvelle vallée". Car, de tout temps, les Égyptiens ont aspiré à faire fleurir le désert.

                                          Citerne el-Nabih © CEAlex. Cliché A. Pelle.


 

Commissaires généraux :

 - Pour le CEAlex: Jean-Yves Empereur, Directeur du CEAlex et Directeur de Recherche au CNRS, USR 3134

 - Pour le Musée royal de Mariemont: Marie-Cécile Bruwier, Directrice scientifique du Musée royal de Mariemont, docteur en égyptologie et Arnaud Quertinmont, docteur en égyptologie.

Commissaire scientifique :

Isabelle Hairy, Architecte-archéologue, Responsable des études sur l'hydraulique alexandrine et directrice de la fouille subaquatique du Phare au CEAlex, Ingénieur de Recherche au CNRS, USR 3134

Muséographe :

Burçak Madran, muséologue et designer, directrice de TETRAZON Design, professeur au Département de la Muséologie de l’Université de Yildiz, Istanbul, Turquie et à la Faculté d’Architecture de l’Université de la Méditerranée de l’Est, Chypres

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

quelques partenaires

Nous informons nos visiteurs qu'un portique de sécurité est installé au Musée. Prévoyez votre temps de passage sous celui-ci.

+

Nouvelles consignes de sécurité concernant les sacs et les manteaux. Tenez-vous informé!


2018 Année européenne du patrimoine culturel : le Musée royal de Mariemont participe! Plus d'infos


Le programme des stages pour enfants des vacances d'été est disponible! Pour en savoir plus...


Vendredi 4 mai 2018 à 14h - Initiation à la calligraphie japonaise. Pour en savoir plus...


Dimanche 6 mai 2018 de 14h à 16h- Momix: expérience virtuelle de la momification. Pour en savoir plus...


Dimanche 13 mai 2018 à 14h - Atelier origami pour le public individuel. Pour en savoir plus...


Dimanche 20 mai 2018 à 14h:  Cérémonie du thé. Pour en savoir plus...


Dimanche 27 mai 2018 à 14h:  Vernissage pour les familles de l'exposition "Au temps de Galien". Pour en savoir plus...


Samedi 2 juin 2018 à 14h30:  Visite guidée gratuite de l'exposition "Au temps de Galien" pour les enseignants et leur famille. Pour en savoir plus...