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Août 1918

2 août 1918

Fonds Léon Losseau, 0097

Caricature antiallemande parue dans le journal La Libre Belgique, n° 159

Cette caricature, parue dans les pages de La Libre Belgique, représente Erich Ludendorff (1865-1937), général en chef des armées allemandes, attablé aux côtés de l’empereur Guillaume II. Les deux hommes sont en pleine discussion au sujet d’une communiqué à fournir, avec la réponse du Kaiser en-dessous de l’image : « Mettez comme chaque soir : « Nous avons gagné la grande bataille », et ne vous creusez pas la tête. Nous avons un bon public ». Ludendorff est responsable de grandes offensives sur le front ouest pendant le printemps 1918, mais le bénéfice de celles-ci est souvent relatif pour le camp allemand. Ceci, combiné à l’entrée en guerre des États-Unis, le persuade que l’armistice est devenu inévitable à ce stade ; ce qui contraste évidemment avec le sujet de la caricature. Il est évidemment fondamental pour l’état-major de relativiser les pertes et les défaites, afin de maintenir autant que possible le moral des troupes et de la population.

La période de guerre marque le règne des dessinateurs de presse et des humoristes. La satire est largement répandue durant cette période, que ce soit dans les caricatures ou dans les textes. Elle dénonce justement la propagande mise en place par l’ennemi, faisant appel – dans une certaine mesure – au sens critique du lecteur et – plus encore – à son patriotisme.

 

 

16 août 1918

FGF 1311

Walter Alden Dyer, Pierrot, Chien de Belgique, trad. Fanny Mathot, 3e éd., Paris, 1917

L’auteur et journaliste américain Walter Alden Dyer (1878-1943) connait, au début du XXe siècle, une belle notoriété pour ses romans et nouvelles mettant en scène le plus fidèle compagnon de l’homme. Son texte Pierrot, dog of Belgium (1915) est une commande passée à l’auteur par la Commission for Relief in Belgium, présidée par Herbert Hoover, futur président des États-Unis. Le profit de la vente est destiné à alimenter le fonds « Pierrot » de cette même Commission. Rédigé à l’intention de la jeunesse, le livre connaît immédiatement un très vif succès outre-Atlantique, comme dans sa traduction française (dès 1916). Plusieurs éditions illustrées paraissent ainsi jusqu’en 1926.

Le héros du récit est donc un chien, Pierrot, un mâtin solide entré tout jeune dans une ferme de Flandre où il participe aux jeux et aux travaux agricoles. Avec le déclenchement de la guerre, il doit troquer sa charrette de marché contre une lourde mitrailleuse (voir notices du mois de janvier 1916). De sa vie paisible dans un foyer bienveillant, Pierrot devra affronter toutes les horreurs du conflit et la cruauté humaine. Ce point de vue, encore relativement inédit dans le récit de fiction, attire l’attention et l’attendrissement des (jeunes) lecteurs sur le sort des animaux au service de l’homme et engendre un regain d’intérêt pour une certaine amélioration des conditions du bien-être animal. Le chien affecté à diverses tâches sur le front ou à l’arrière de celui-ci (chiens de trait, chiens-ambulanciers, chiens messagers…) reçoit dès lors un « état-civil », avec livret militaire et plaque d’identification à la clé. À l’issue de la Première Guerre mondiale, le recours aux canidés sera moins important, au point d’être ultérieurement définitivement abandonné.

Le Musée royal de Mariemont conserve plusieurs beaux exemplaires originaux de Pierrot, chien de Belgique, tant dans sa version originale que dans sa traduction française. Cet exemplaire broché a reçu, à la demande du comte Geoffroy de Beauffort – qui a fait le choix d’offrir ses collections bibliophiliques au Musée – une chemise et un étui reliés en maroquin rouge et papier marbré.

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