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Mai 1918

2 mai 1918

Fonds Gustave Groleau

Carte postale illustrée annotée par Gustave Groleau

Au milieu du mois de février 1918, le sergent Groleau (voir notice du 29 janvier 1917) est envoyé avec sa troupe dans la zone de combat de Nieuport. Ce secteur, sur l’estuaire de l’Yser, est réputé pour être dangereux, bien que l’on s’y livre à une guerre d’usure dans les tranchées. La ville n’est plus que ruines depuis de longs mois et l’ancien port est encombré d’épaves. Le 22 février, alors que la visite d’un colonel est annoncée, Groleau et ses camarades s’activent à évacuer toute une série d’ « encombrants ». Voulant jeter une grenade abandonnée, Groleau s’en muni. Il sent qu’il y a un danger et veut la lancer par-dessus le parapet de la tranchée. Elle explose cependant à l’instant où il la lâche ; Groleau est sérieusement blessé à la tête et à sa main droite. Une fois les premiers soins (rudimentaires) prodigués par les hommes présents, il est immédiatement évacué vers l’hôpital de L’Océan à La Panne où il est opéré. Après un mois de convalescence sur place (voir notice du 26 mars 1918), Groleau entame le périple des grands blessés dans les établissements à l’arrière du front : Virval, près de Calais, puis, plus loin, en Bretagne, non loin de Saint-Malo. En avril, la plaie de sa main n’est pas encore refermée et son œil droit nécessite encore des soins. Il est dès lors envoyé dans divers centres de rééducation dans la vallée de la Seine, notamment à Rouen, à l’hôpital Bonsecours, centre de physiothérapie et d’orthopédie de l’armée belge. C’est là que le rétablissement de Groleau semble le plus net ; il terminera la guerre dans la région avant que l’armistice ne sonne la fin des combats.

 

Bonsecours est inauguré le 2 juin 1916 et comprend rapidement cinq sections comptant chacune environ 300 à 350 lits. L’hôpital veille également à la rééducation et à la réadaptation des patients par le biais de la chirurgie, de la mécanothérapie, de l’orthopédie, de l’électrothérapie, ainsi que de la gymnastique médicale et pédagogique. Un service est également dévolu à la réalisation de prothèses personnalisées pour les mutilés, qui réalisent eux-mêmes – lorsque cela est possible – leur propre prothèse. Au final, pas moins de 17.800 soldats seront soignés à Bonsecours pendant la durée de la guerre.

 

L’illustration de cette carte postale est antérieure au séjour de Gustave Groleau, puisqu’elle a été réalisée le jour de Noël 1917. Groleau tient néanmoins à conserver un souvenir de son passage, comme l’indique la mention manuscrite qu’il a portée au dos :

Campagne 1914 – 1915 – 1916 – 1917 – 1918

Hôpital militaire belge de Bonsecours – Rouen

La salle 46 – Section B

Le jour de Noël, en souvenir du camarade J[ean-]B[aptis]te Rombaut / Miss Hutchinson / Le docteur Goddeyere [sic ?]

Ce 27 mai 1918

Groleau

14 mai 1918

Albums Warocqué

Feuille de timbres de l’occupation allemande en Belgique

Dès sa jeunesse, Raoul Warocqué commence à rassembler des collections très variées : médailles, livres, gravures de Félicien Rops, bibelots et antiquités, minéraux et oiseaux naturalisés… Avec l’âge, ses goûts changeront et il fera le choix de se défaire de certains ensembles patiemment constitués, au profit d’autres collections. Il se lance également dans la philatélie, qu’il délaissera progressivement. Néanmoins, durant la période de guerre, il a conscience que ces éléments peuvent constituer un témoignage intéressant de la vie quotidienne des Belges sous l’Occupation. Il collectionne assidument les bons de guerre émis par les communes et sociétés en Belgique et dans le nord de la France, mais il parvient aussi à obtenir des timbres flambants neufs, des enveloppes imprimées et des cartes-lettres,  des principales puissances belligérantes européennes.

 

Parmi ces documents, la série des timbres d’occupation belge est bien représentée. Pendant le conflit, la Belgique occupée est divisée en six zones : le Gouvernement général de Belgique, la zone d’Étape de Mons (1e Légion allemande), l’étape de la 4e Armée allemande et le Corps de Marine (Gand-Bruges), celle de la 5e Armée (Arlon), celle de la 6e Armée (Tournai) et la Zone des opérations. Tout le trafic postal est contrôlé par les autorités occupantes et est soumis à la censure. Ce sont les timbres allemands du type « Germania » (en référence à l’allégorie de l’Allemagne casquée et en armure représentée comme motif) qui sont en circulation. Pour les distinguer des timbres circulant dans l’Empire et dans d’autres zones d’occupation, ils sont surchargés de la mention « Belgien », en caractères gothiques, et de la valeur en francs et centimes or belges, pour fixer leur équivalence. Raoul Warocqué a pu ainsi rassembler, probablement avec l’aide d’amis et de membres du personnel des postes, des feuilles complètes de 100 timbres de la même valeur. À titre d’exemple, cette feuille de timbres à 40 centimes, émis à partir du 1er mai 1916, pour la zone du Gouvernement général de la Belgique. Dans cette dernière, la Poste demeurait sous l’autorité de la Reichspost, avec le concours d’employés postaux belges.

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