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Août 1917

1er août 1917

Archives Émile Courtin, « Guerre 1914-1918 – Services de guerre » (Morlanwelz, 1er août 1917)

Demande de permis de circulation en faveur d’Émile Courtin adressée au commandant de place d’Anderlues

Dès les premiers temps de l’Occupation, les nouvelles autorités ont tout mis en œuvre pour limiter la circulation des citoyens belges restés au pays. La liberté de mouvement devient un privilège rare et, souvent, coûteux. Dès novembre 1914, les Allemands mettent en place un système de carte d’identité avec photo, document obligatoire pour toute personne de plus de 15 ans souhaitant se déplacer en dehors de sa commune. Afin d’obtenir l’autorisation de pouvoir circuler en vélo, moto ou voiture, le citoyen belge doit demander des Passierscheine, c’est-à-dire des « permis de voyage », tel que celui que désire le secrétaire communal de Morlanwelz et directeur du Crédit ouvrier Émile Courtin (voir notice du 30 mai 1917).

L’identité, l’adresse et le numéro de carte d’identité doivent être indiqués sur le formulaire ad hoc, ainsi que le motif du déplacement, ici en l’occurrence pour « visite d’habitations ouvrières ». Après examen, la demande est acceptée par le commissaire de police et par les autorités allemandes compétentes, celles-ci restant vigilantes comme en témoigne la mention indiquant que « le demandeur n’est pas, jusqu’ici, suspect d’espionnage ». En raison de ses fonctions au Crédit ouvrier, Émile Courtin doit régulièrement visiter les habitations occupées par des locataires bénéficiant d’un prêt, comme c’est le cas ici dans l’arrondissement de Charleroi, à Rèves (comm. Les Bons Villers) et à Viesville (comm. Pont-à-Celles).

14 août 1917

Fonds Léon Losseau, 0053

De Vlaamsche Leeuw. Vaderlandsch propagandablad - n° 16, août 1917

Imprimé de 1915 à 1918, le journal clandestin bruxellois De Vlaamsche Leeuw verra son tirage passer de 2.500 à 5.000 exemplaires. C’est le jeune Richard Van Landuyt (1888-1970), de tendance démocrate chrétienne et royaliste, qui dirigera la parution souvent irrégulière des 30 numéros que comptera ce journal que l’on baptisera également « De Vlaamse La Libre Belgique ». Van Landuyt est convaincu qu’une reconnaissance et une affirmation de la langue et de la culture flamandes sont compatibles avec une Belgique unitaire. À cet égard, la mention sous le titre est explicite et pourrait être traduite comme suit : « En ces temps de deuil et d’épreuves, nous nous rangeons, Flamands, avec nos frères wallons derrière le drapeau tricolore de la Belgique, et partageons avec eux la même détresse et les mêmes dangers. Nous sommes convaincus que, lorsque nous aurons conquis l’éclat de la victoire finale, nous partagerons aussi tous ensemble les mêmes droits ». Ce faisant, la ligne de conduite de l’éditeur est incompatible avec la tendance activiste qui a pris corps avec le soutien des autorités allemandes.

Mise en place par l’occupant, la Flamenpolitik vise à exploiter les frustrations du Mouvement flamand qui n’ont pas connu d’aboutissement avant la Première Guerre mondiale, notamment sur l’emploi des langues dans l’administration et l’enseignement. Après avoir fait miroiter les moyens nécessaires aux meneurs activistes de mener à bien leur rêve d’une Flandre autonome, mais aussi indépendante, tout en leur fournissant une large tribune pour diffuser leurs revendications, les autorités allemandes matérialisent ces espoirs en l’espace de quelques mois, durant l’hiver 1916-1917. La néerlandisation de l’Université – alors francophone – de Gand en octobre 1916 provoque un réel émoi, partout dans le pays, enclenchant le départ de nombreux étudiants qui ne veulent plus suivre leur cursus dans une université « germanisée ». En février 1917, le Conseil de Flandre (Raad van Vlaanderen) est créé dans le but de mettre sur pied de nouvelles structures pour réaliser l’autonomie flamande, ce qui conduit, par la suite, à la séparation administrative de la Flandre, encouragée et cautionnée par le gouverneur von Bissing (21 mars 1917). 

En Wallonie comme en Flandre, beaucoup voient dans les activistes des traîtres qui recherchent la collaboration avec l’ennemi pour faire triompher leurs projets. C’est le cas des rédacteurs et auteurs du Vlaamsche Leeuw qui, dans le n° 16 de juillet 1917, rédigent une lourde charge à l’encontre du poète et dramaturge René De Clercq (1877-1932). Ce dernier, après avoir vu s’évanouir ses espoirs de soutien royal envers la cause flamande, s’était inscrit aux premières loges de l’activisme. Exilé depuis le début du conflit aux Pays-Bas, De Clercq allait rentrer en Belgique à la fin du mois, et rapidement intégrer le Conseil de Flandre pour en devenir le vice-président. Ainsi, sous la plume de « Joris », la « traitrise » de De Clercq est dénoncée, et certains de ses poèmes rédigés en 1915, alors qu’il se déclarait encore fidèle au roi, sont reproduits.

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