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Juillet 1917

1er juillet 1917

Fonds Léon Losseau, 1341

Recueil des discours du président des États-Unis Woodrow WilsonRecueil des discours du président des États-Unis Woodrow Wilson

W. Wilson, Pourquoi nous sommes en guerre. Six messages au Congrès et au peuple américain, Paris, Éd. Bossard, 1917 

Le président américain Thomas Woodrow Wilson (1856-1924) opère, au terme de ses deux mandats exercés de 1913 à 1921, un basculement inédit dans la politique extérieure des États-Unis. Alors que, depuis son indépendance, le pays avait mené une politique isolationniste assez stricte, le contexte de guerre mondiale et l’évolution diplomatique internationale l’obligent à devenir interventionniste à une très large échelle, une dimension qui reste à ce jour l’axe privilégié par les dirigeants américains. On se souvient que les États-Unis s’étaient déclarés neutres dès le 4 août 1914 dans le conflit européen. Cependant, l’amplification des combats sur tous les fronts et les risques économiques commencent à changer le positionnement du président démocrate Wilson. Le torpillage du Lusitania (7 mai 1915) par un sous-marin allemand avait soulevé une grande vague d’émotion, mais la situation tendue avec le Reich demeura celle du statu quo, du moins jusqu’au tournant de l’hiver 1916-1917. Faisant campagne sur la stricte neutralité du pays, Wilson décroche en effet un second mandat, tandis que l’Allemagne proclame, le 31 janvier 1917, une guerre sous-marine totale. Par ailleurs, un télégramme secret est intercepté, révélant le projet d’une alliance entre l’Allemagne et le Mexique.

Ces événements, susceptibles d’exporter les combats aux frontières des États-Unis, mettent définitivement le feu aux poudres ; le 3 février, Wilson ordonne la rupture des relations diplomatiques avec le Reich. Un nouveau torpillage, celui du paquebot Vigilentia (19 mars), justifie le discours que le président prononce à la tribune du Congrès : celui-ci réclame la déclaration de guerre contre l’Allemagne, qui est adoptée le 6 avril 1917. L’engrenage militaire est alors lancé rapidement : le 18 mai, une loi instituant le service militaire obligatoire pour les hommes âgés de 21 à 30 ans est votée et, dès la fin du mois de juin, les premiers contingents débarquent en France.

Avec l’entrée en scène providentielle des États-Unis à leurs côtés, les Alliés peuvent espérer trouver un certain réconfort après les événements survenus en Russie et l’armistice que cet État signera pour se dégager du conflit. Une vaste propagande s’opère pour légitimer ce revirement, ainsi les six discours prononcés par Wilson au Congrès entre janvier et avril 1917 sont rassemblés et publiés dès le mois de mai (New York – Londres, Harper & Brothers) sous le titre Why we are at war. Il ne faudra que quelques semaines pour qu’une traduction française – dont un exemplaire est conservé à Mariemont – voie le jour et soit rapidement diffusée en Europe.

19 juillet 1917

Fonds Léon Losseau, 0999

Placard défendant l’utilisation de farine et de produits farineux pour la réalisation de pâtisseries

Besoin nutritionnel élémentaire et aliment quotidien de la population, le pain devient une denrée de plus en plus difficile à produire et à distribuer durant le conflit. En raison de la mobilisation de la main d’œuvre, de mauvaises conditions météorologiques et de la destruction partielle de nombreux terrains agricoles, les exportations de farine s’intensifient dès les premiers mois de guerre, notamment en provenance des États-Unis sous l’égide de la Commission for Relief (voir notice du 10 janvier 1917). Celles-ci vont stopper lorsque la déclaration de guerre adressée par les États-Unis est entérinée par l’Allemagne, augmentant les risques de pénurie et de famine inhérents. Un système de carte de rationnement, la Brotkarte, est mis en place par l’occupant, définissant la quantité de pain distribué par personne ou par ménage. Parallèlement, le contrôle de la production panifiée et des farines est de plus en plus strict, ce qui amène inévitablement aussi à la réalisation d’un pain « gris », à forte teneur en son, de moindre qualité gustative et nutritionnelle. Ce pain est certes moins cher puisque la farine de blé est « coupée » ou remplacée par une farine de seigle, de maïs, de pomme de terre…, mais il est aussi plus difficile à digérer par un organisme déjà affaibli.

L’appareil législatif allemand ordonne une série de mesures pour éviter tout « gaspillage » et la confection de pâtisseries sera progressivement bannie, tant pour les professionnels que pour l’ensemble de la population. Ce placard imprimé en allemand et en français est publié sous la juridiction du gouverneur général Ludwig von Falkenhausen (en poste depuis le 22 avril 1917). Il interdit toute utilisation de farine et de produits farineux à titre professionnel pour « faire de la pâtisserie ». Cette mesure concerne donc, en premier lieu, les pâtisseries, mais également les fabriques de biscuits et de préparations sucrées, les cafés et restaurants et les traiteurs. Seule une petite production « pour les personnes malades ou faibles » est admise. En revanche, tout contrevenant s’expose à des sanctions sévères : peine d’emprisonnement pouvant aller jusque 6 mois et/ou amende de 2.000 Marks maximum. En outre, les fours et fournils peuvent être mis sous scellés, tandis que la production « interdite » et les stocks de farine qui auraient servis à cet effet seront confisqués.

31 juillet 1917

Inv. BE MRM VARIA 067 A.1/003

Plan du cours d’Instruction sur le combat délivré par le lieutenant Huberlant

On dénombre une dizaine de centres d’instruction belges implantés sur le territoire français au printemps 1915. Ce nombre déjà conséquent s’explique par la nécessité impérieuse de former rapidement de nouveaux cadres pour l’Armée belge. En effet, dès les premières opérations meurtrières de 1914, de nombreux officiers et sous-officiers sont blessés ou tués. Même si les troupes sont retranchées sur le front de l’Yser, dernier « bastion » de terre belge qui n’est pas tombé entre les mains allemandes, le combat se poursuit pour espérer reprendre l’assaut et partir à la reconquête de la Patrie. Cependant, diverses lacunes sont identifiées dans la formation de ces instructeurs, ce qui poussera à une profonde restructuration de ces centres d’instructions en 1917 par le nouveau ministre de la Guerre, le lieutenant-général Armand De Ceuninck (1858-1935).

Originaire de Mons, le lieutenant Marcel Huberlant enseigne au C.I.S.L.A.I. (Centre d’Instruction pour sous-lieutenants auxiliaires d’Infanterie) de Bayeux, dans le département du Calvados. Avec le Centre d’Instruction de Gaillon (dép. Eure, arr. Les Andelys), celui de Bayeux prend en charge la formation des futurs instructeurs qui enseigneront à leur tour dans les différents centres de formation militaire dispersés en France. Le lieutenant Huberlant dispense des cours théoriques (voir notice d’octobre 1915), notamment celui d’ « Instruction sur le combat ». Le plan polycopié de cette matière énumère les différents chapitres que l’étudiant doit maîtriser, répartis en quatre parties : composition de l’Armée belge et armement ; combats et physionomie de la bataille ; guerre de mouvement ; guerre de tranchée. Autrement dit, ce cours est une matière élémentaire pour les techniques de guerre et devait sans doute constituer le « b.a.-ba » pour tout futur instructeur.

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