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Juin 1917

9 juin 1917

Fonds Léon Losseau, 0070

Une de la revue hebdomadaire L’Événement illustré : « M. Raoul Warocqué »

Tiré de L’Événement illustré, 3e année, n° 120, 9 juin 1917, p. 429-430.

C’est seulement dans sa livraison du 9 juin 1917 que l’hebdomadaire bruxellois L’Événement illustré annonce la disparition de Raoul Warocqué, mort dans sa demeure privée de l’avenue des Arts le lundi 28 mai précédent. Si le portrait officiel du défunt revêtu de son costume de bourgmestre de Morlanwelz figure en première page, un brève légende indique que ce décès frappe « une éminente personnalité belge […], homme politique, industriel et philanthrope » qui « laisse des regrets unanimes ». L’encart à la page suivante se contente de préciser que la rédaction n’a pas encore eu le loisir de retracer les grandes lignes de la vie de Warocqué, tout en précisant que ce sera bientôt chose faite. En réalité, aucun dossier ne paraîtra dans ce titre de presse, sans doute trop occupé avec les nouvelles du front français.

Gravement malade depuis un certain temps, Raoul Warocqué entreprend de suivre un traitement au radium pour son foie à la fin de l’année 1916 ; fin novembre, il quitte Mariemont pour s’établir dans son hôtel bruxellois pour plus de commodité (voir notice du 12 avril 1916). Malgré les soins qui lui sont prodigués, le mal continue son œuvre et s’avère rapidement incurable. Raoul Warocqué prend alors ses dispositions pour régler ses affaires et fait part à ses proches de ses dernières volontés. Il choisit, selon ses convictions philosophiques, de se faire incinérer. Ainsi, le 31 mai, les funérailles se déroulent dans la stricte intimité et l’urne contenant les cendres du défunt est placée au cimetière de Laeken, contexte de guerre oblige (voir notice du 30 mai 1917). La presse est avertie après coup du décès et des obsèques, ce qui explique une certaine discrétion dans la publicité de la nouvelle. Plusieurs journaux retracent dans leurs colonnes, en quelques lignes parfois, l’œuvre politique, industrielle, philanthropique et artistique de Raoul Warocqué.

Pourtant, le député avait fait dresser un généreux testament en faveur de l’État belge si celui-ci retrouvait sa pleine indépendance une fois le conflit terminé. Raoul Warocqué avait en effet prévu de léguer son domaine de Mariemont, son château et toutes ses collections artistiques à la collectivité ; ce qui se produisit en 1920, lorsque l’État prit officiellement la gestion de Mariemont à sa charge. Quant aux cendres du mécène, celles-ci y seront seulement transférées – au terme d’une cérémonie en grande pompe – le 28 avril 1925, pour rejoindre les autres dépouilles de la famille Warocqué dans la crypte du mausolée qui sera érigé, selon le vœu du donateur, au cœur de son parc de Mariemont.

21 juin 1917

MRM, inv. Ac.2015/6.3

Assiette patriotique à décor imprimé « 11. Soldats belges en guette »

D’un diamètre d’environ 19 cm, cette assiette à décor imprimé de couleur noire a été manufacturée par la Société céramique de Maastricht. L’aile est rehaussée d’un motif guilloché en léger relief. Fondée en 1851, la Société céramique se spécialise dans la production de vaisselle domestique et de céramique décorative. Ce type de décor, souvent obtenu par transfert, apparente cette pièce au type d’assiettes « parlantes », c’est-à-dire décorées d’une petite scène de genre accompagnée d’une légende, voire d’un titre. À l’origine, ces motifs se retrouvent sur les assiettes à dessert, souvent au nombre de douze, avant d’être reportés sur d’autres pièces de vaisselle. Ces supports sont particulièrement en vogue pendant tout le XIXe siècle avant un léger essoufflement et un regain d’intérêt pour les motifs militaires et patriotiques au cours de la guerre.

Cet exemplaire fait justement partie d’une série produite pendant la Première Guerre mondiale et présentant des petites scènes à visée patriotique. L’on n’y trouvera pas de scènes de combats ou de figurations des dégâts, le but étant de délivrer un message patriotique positif, cherchant à glorifier l’action des hommes du front et à maintenir l’optimisme parmi la population. Un tel message valorisant la résistance belge ne pouvait être librement produit sur le territoire occupé ; raison pour laquelle c’est une manufacture des Pays-Bas qui est sollicitée, ce pays étant neutre pendant toute la durée du conflit. Sur le motif sélectionné ici, on aperçoit deux soldats belges à l’affût d’un mur (« en guette »), de dos, et accompagnés d’une motocyclette. La présence de ce véhicule est loin d’être anodine puisque l’armée belge est la première, durant la guerre, à créer et utiliser des compagnies de motocyclistes. Ce faisant, cette assiette – en somme un objet usuel assez commun – délivre tout à la fois le message du courage des troupes et la modernité de l’équipement dont elles disposent.

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