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Février 1917

8 février 1917

Fonds Huberlant

Papier buvard imprimé au profit de l’Œuvre des Asiles des soldats invalides belges

Ce papier buvard imprimé et orné d’une large marge décorée de rinceaux est diffusé pendant et après la Première Guerre mondiale pour promouvoir l’action des Asiles des soldats invalides belges (ASIB). Fondé à Londres en 1915, il est le fait de deux ministres belges en exil et, sans doute plus encore, de leurs épouses respectives, en l’occurrence le couple formé par le ministre des Colonies Jules Renkin et son épouse Emma Van Hamme et celui formé par le ministre d’État Émile Vandervelde et son épouse Lalla, née Speyer. L’idée, telle qu’elle apparaît sur le document en question, vise à édifier ou réaffecter des habitations destinées aux soldats invalides de guerre une fois le conflit terminé. Le but est de pouvoir leur assurer un domicile décent et adapté à leur handicap, où, outre les diverses pièces de vie, un petit atelier peut leur permettre de réaliser une reconversion professionnelle pour les aider à survivre. L’environnement doit donc être organisé, mais respecte le souhait que certains pourraient émettre de vivre en petite communauté. C’est pourquoi le principe de cités « ouvrières » sur mesure est également envisagé. L’appel à la générosité est espéré grâce aux dons spontanés, mais également par le biais de vente d’objets et documents dont le bénéfice doit servir à la réalisation des projets immobiliers. Du papier à lettre, des buvards, des cartes postales illustrées sont vendus à cet effet, servant également de propagande. Si le siège provisoire de cette œuvre est établi pendant le conflit à Londres et qu’un premier home est créé dans le Kent, le retour de cette association de bienfaisance à Bruxelles – où elle bénéficiera de l’appellation d’ « œuvre royale » – sera effectif après la guerre. L’on notera la présidence d’Henri De Schoonen, vice-consul honoraire de Belgique qui participa également activement à la reconstruction de la ville d’Ypres, et la vice-présidence assurée par les artistes peintres Alfred Bastien et Maurice Wagemans, tous deux membres du Service artistique de l’Armée belge sur le front.

Cette initiative caritative permet de mettre en lumière le rôle considérable que les femmes – souvent issues d’un milieu aisé – ont déployé pour être actives durant le conflit. Qu’il suffise par exemple de rappeler le caractère et l’action de la princesse Jean de Merode, née Marie-Louise de Bauffermont-Courtenay (1874-1955), qui, après avoir été trésorière de la Croix-Rouge de Belgique en 1914, coordonne et dirige de nombreuses associations de bienfaisance. Elle préside ainsi l’Œuvre belge des prisonniers de guerre, puis le Comité central des réfugiés et l’Assistance aux familles de soldats. Mais c’est surtout dans l’aide aux invalides et mutilés de guerre qu’elle va s’illustrer en prenant la direction, pendant près de 40 ans, de l’Œuvre nationale des Invalides de guerre créée en 1919.

22 février 1917

Fonds Léon Losseau, R 604 / P.1867

Une de la revue L’Âme belge

Le périodique L’Âme belge fait partie de ces nombreux titres de la presse clandestine ; 77 sont recensés en Belgique occupée pendant toute la durée de la guerre. Si sa parution n’est pas régulière – en raison des difficultés de censure –, deux numéros paraissent généralement mensuellement. Lancé en novembre 1915 par Auguste Mussche, vicaire de l’église paroissiale de Saint-Gilles (Bruxelles), ce titre sera interrompu pendant plusieurs mois, suite à l’arrestation et l’emprisonnement de son fondateur, avant de reparaître sous une forme sensiblement modifiée, tel que l’atteste l’éditorial de ce premier numéro de la seconde série initiée en février 1917 : « Après avoir été obligée de suspendre sa publication pendant quelques temps, voici que L'Âme belge reparaît dans un nouveau format, sensiblement agrandi ». Cette fois, ce sont les avocats bruxellois Émile Kebers et Henri Puttemans qui prendront la direction de L’Âme belge.

Comme ses responsables l’ont indiqué lors de son lancement, la revue ne publie « non point des articles d’information, mais de simples et sincères paraphrases sur les idées du moment, en un langage recherché ». En réalité, il s’agit plutôt d’une petite « feuille de compilation » où se retrouvent comptes rendus d’articles et d’ouvrages, extraits de discours, textes tirés d’autres périodiques, mais aussi poèmes à connotation patriotique. Il est à noter qu’une sélection de textes est réimprimée et vendue, sous le même format, au profit des Asiles des soldats invalides belges (voir notice du 8 février 1917), via le cabinet du ministre d’État Émile Vandervelde localisé – comme le reste du gouvernement belge en exil – à Sainte-Adresse.

Enfin, il n’est pas anodin de rappeler l’origine du titre de la revue, emprunté à un célèbre essai de l’avocat et écrivain Edmond Picard (1836-1924), initialement paru en 1897 dans la Revue encyclopédique Larousse. L’auteur y exalte avec fierté le sentiment patriotique, issu des deux races (germanique et latine) qui ont façonné la Belgique au cours du temps pour lui donner son caractère unique. Une pensée que l’on retrouve dans le bandeau de la une de notre revue : « L’Âme belge que les siècles ont pétrie de loyauté et d’héroïsme et qui passera inviolée et immortelle aux générations futures »…

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