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Juin 1916

9 juin 1916

Fonds Aimable Bayet, Correspondance (Nairobi, 19 avril 1916)

Deux photographies d’Aimable Bayet envoyées à sa famille

Après sa traversée en mer pour l’Afrique (voir notice du 19 avril 1916), Aimable Bayet, sous-officier TSF dans l’armée belge, doit patienter quinze jours à Nairobi avant que son matériel le rejoigne. Trompant son ennui, il écrit à ses proches pour leur témoigner son attachement malgré la distance, fréquente les boutiques de souvenirs où il achète quelques bijoux, créée de petites poésies et chansonnettes. À son épouse Denise, il l'enjoint d'être patiente, de l’aimer autant que lui l’aime, de prendre soin de leur fils René. Il ne manque d’ailleurs pas de lui prodiguer divers conseils pour veiller à son éducation : « Élève-le pour en faire un homme honnête et courageux qui ait le respect du bien d’autrui. Apprends-lui la musique (surtout le piano et violon), si utile dans la vie. N’en fait jamais au grand jamais un employé du gouvernement pour qu’il puisse jouir pleinement de toutes les libertés. Apprends-lui à haïr et à maudire la guerre comme toutes les mères devraient le faire à leurs enfants ».

Dans son courrier daté du 9 juin 1916, Aimable Bayet joint trois petites photographies pour montrer à ses proches qu’il se porte bien. Deux d’entre elles peuvent être formellement identifiées. La première, prise devant une église, est adressée à son frère Félix et porte au dos la mention : « Souvenir de notre excursion à la mission française. Nairobi 4 juin 1916 » (Aimable est le deuxième en partant de la gauche). Sur la seconde, où neuf soldats en tenue coloniale prennent la pose, est indiqué : « À mon épouse aimée [Denise Bayet-Nicaise], à ma chère maman [en réalité sa belle-mère], à mon gros René [son fils]. Bons baisers. Aimable. 9 juin 1916 – Nairobi » (Aimable est ici le premier dans la rangée inférieure).

 

 

23 juin 1916

Archives Warocqué, n° 40/3, Guerre 1914-1918.

La Une du quotidien Le Bruxellois du vendredi 23 juin 1916

Malgré son sous-titre de « journal quotidien indépendant », Le Bruxellois fait partie de cette presse belge de collaboration subventionnée par les Allemands durant l’Occupation. Son premier numéro voit le jour, au prix de 5 centimes, le 18 septembre 1914, fort peu de temps donc après l’invasion du territoire belge. Cet organe de presse est créé sous l’impulsion d’Herman Hugo Rosenbaum, un expatrié allemand originaire d’Hambourg et domicilié à Bruxelles depuis plusieurs années, et de François Belvaux, ancien journaliste au Patriote (prédécesseur de La Libre Belgique), présenté comme rédacteur en chef du Bruxellois sous le pseudonyme de « Marc de Salm ». Comme on peut l’imaginer, ce journal fait la part belle à la propagande militaire allemande, vantant certains faits d’armes comme – en ce 23 juin 1916 – « deux avions français [qui] ont été descendus par le feu de notre défense spéciale », ou « quelques entreprises heureuses de patrouilles allemandes » sur le front de l’Est. De même, le gouvernement belge en exil au Havre fait l’objet de critiques récurrentes, tandis que les éditeurs défendent la séparation administrative de la Flandre et de la Wallonie. Si Le Bruxellois ne cache pas ses sympathies pour le Reich et sa politique, cela ne l’empêche pas de rencontrer une large audience. À l’automne 1916, ce ne sont pas moins de 75.000 exemplaires qui sont imprimés quotidiennement ; un an plus tard, ce tirage s’élèvera même à 125.000 unités.

Ce succès des ventes peut – en partie – s’expliquer par les nombreuses dépêches de guerre et les « communiqués officiels » qui se succèdent dans les colonnes du journal. En effet, ceux-ci sont assez précis et couvrent la plupart des zones de combat, ce qui n’est pas étonnant si ces informations sont, en bon nombre, délivrées par l’état-major allemand. Avec le recul, on a l’impression que la majeure partie de ces nouvelles du front sont relativement positives, car l’on se garde de stipuler les énormes pertes humaines et l’on tente de réduire l’impact de certaines défaites défavorables aux puissances centrales. Parmi les nouvelles « de province », c’est-à-dire en dehors de la capitale belge, la situation économique et sociale de la population est souvent évoquée. En ce jour de juin 1916, une courte dépêche (p. 3) évoque que le Comité régional de Secours dans la région du Centre vient d’être reconstitué. On y lit que « M. Warocqué, président, qui pour des soins de santé, réside à Vichy, est remplacé par M. Derbaix qui dirige en même temps la section des secours » (voir notice du 12 avril 1916). C’est à ce titre que ce numéro a été adressé à Richard Schellinck, secrétaire de Raoul Warocqué, pour être intégré dans les archives de l’homme d’affaires.

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