L’Atelier du Livre permet de s’initier aux techniques artisanales et artistiques du livre. Il  inclut tout autant la reliure bibliophilique que les procédés actuels d’assemblage d’un livre.

« Keramis - Centre de la céramique » est à la fois un musée,  parce qu’il acquiert, conserve, expose et étudie des collections historiques liées tant à l’histoire industrielle de Boch qu’à l’histoire de la céramique comme dimension artistique de l’art belge au XXe siècle ; et un centre d’art car il promotionne la création artistique actuelle dans le domaine de la céramique (expositions, journées d’étude, conférences, rencontres...).

 

 

« Sur les Traces du Hainaut ». Ce portail a pour objectif de constituer une porte d’accès incontournable au patrimoine numérisé de cette province. Sont ainsi rassemblés des cartes, photos, ouvrages numérisés, mais aussi de la musique et bientôt des séquences de film, décrivant le Hainaut.

Le service pédagogique offre diverses approches des collections permanentes et des expositions temporaires par le biais de documentations scolaires, d'animations, de leçons, de visites commentées ou de conférence auxquelles s'ajoute un programme spécial pour handicapés.

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Le thé, histoire d'un art de vivre

La collection K.S. Lo du Flagstaff House Museum of Tea Ware (Hong Kong
Europalia.China 

14 novembre 2009 - 21 février 2010

Dans le cadre du festival des Arts Europalia.china qui débute cet automne, le Musée royal de Mariemont bercera le visiteur au fil des histoires merveilleuses du thé.

« Spirale de Jade », « Puits du Dragon », « Guanyin de fer »… autant d’invitations à découvrir l’univers du thé et des céramiques destinées à sa préparation et à sa consommation.

 

Le thé : une passion chinoise qui  renaît chaque année lors de la cueillette de printemps dans les jardins enveloppés de brumes, à l’époque de la fête de Pure Clarté.

Un ensemble de gestes précis et délicats pour faire naître la liqueur qui apaisera la soif, qui réjouira les amis, qui fera de l’adepte l’égal des Immortels.

Des ustensiles choisis avec soin, évoluant au fil du temps selon les modes de préparation et de dégustation - thé bouilli sous les Tang (618 – 906), thé battu sous les Song (960 – 1279), thé infusé sous les Ming (1368 – 1644)  Thé officiel et formaliste, servi dans la blancheur neigeuse de la porcelaine ou thé de l’intimité, infusé dans la théière en grès pourpre de Yixing.

 

Un art de vivre évoqué par soixante-quatre œuvres issues des remarquables collections du Flagstaff House Museum of Tea Ware  (collection K.S. Lo), une section du Art Museum de Hong-Kong, auxquelles viendront se joindre pour l’occasion quelques pièces de la collection du Musée royal de Mariemont.

Des verseuses et des bols en grès des fours Tang et Song les plus réputés, des porcelaines Ming et Qing (1644 – 1911), dont une théière impériale du XVIIIe siècle évoquant dans son décor la cueillette et la préparation du thé,  mais aussi un ensemble exceptionnel de théières de Yixing, production de la province de Jiangsu unique dans l’histoire de la céramique chinoise. A l’inverse de la porcelaine produite en atelier, chaque théière de Yixing est en effet une œuvre individuelle, signée par le potier qui l’a créée à partir d’une plaque de terre brune ou pourpre.

 

Le thé est un présent de la Chine au reste du monde. Le Japon en fit une philosophie liée au bouddhisme zen et vénère aujourd’hui encore  les bols chinois « fourrure de lièvre » dans lesquels les moines le buvaient autrefois.  L’Europe l’adopta avec passion et l’Angleterre le fit même payer fort cher à ses colonies du Nouveau Monde, donnant ainsi le coup d’envoi à lutte pour l’indépendance, avant d’envoyer le botaniste Robert Fortune dérober à la Chine les secrets de sa culture et de sa fabrication pour les mettre en œuvre à Darjeeling. Car l’histoire du thé, c’est aussi celle du commerce international et de la mondialisation, qui apparaît tout aussi clairement dans les porcelaines d’exportation révélées par les cargaisons des navires naufragés et les collections des pays qui firent du commerce du thé une source de revenus majeure.

Déjà connu pour abriter un Pavillon de Thé japonais de l’Ecole Urasenke du Thé de Kyoto, le Musée royal de Mariemont poursuit ainsi sa découverte du thé en Asie Extrême. A la visite de l’exposition temporaire, le visiteur pourra ajouter la redécouverte des collections d’Extrême-Orient entièrement rénovées et poursuivre sa découverte du thé dans un parcours spécial, au sein des collections permanentes du musée.

 


Illustrations ci-dessus :

  • Verseuse en grès porcelaineux blanc.
    H.21 cm. Tang, 9e siècle.  Flagstaff House Museum of Tea Ware (Hong Kong), collection K.S. Lo.
    © Leisure & Cultural Services Department of the Government of the Hong Kong Special Administrative Region
  • Théière en grès pourpre de Yixing.
    Œuvre du potier Shi Dabin (1597). H. 6, 9 cm. Flagstaff House Museum of Tea Ware (Hong Kong), collection K.S. Lo.
    © Leisure & Cultural Services Department of the Government of the Hong Kong Special Administrative Region
  • Théière en porcelaine à décor d’émaux fencai.
    H. 12, 6 cm. Qing, règne Qianlong (1736 – 1796). Flagstaff House Museum of Tea Ware (Hong Kong), collection K.S. Lo.
    © Leisure & Cultural Services Department of the Government of the Hong Kong Special Administrative Region

 


Commissaire de l’exposition:

Catherine NOPPE

 

Trésor du mois

Visite du mois