L’Atelier du Livre permet de s’initier aux techniques artisanales et artistiques du livre. Il  inclut tout autant la reliure bibliophilique que les procédés actuels d’assemblage d’un livre.

« Keramis - Centre de la céramique » est à la fois un musée,  parce qu’il acquiert, conserve, expose et étudie des collections historiques liées tant à l’histoire industrielle de Boch qu’à l’histoire de la céramique comme dimension artistique de l’art belge au XXe siècle ; et un centre d’art car il promotionne la création artistique actuelle dans le domaine de la céramique (expositions, journées d’étude, conférences, rencontres...).

 

 

« Sur les Traces du Hainaut ». Ce portail a pour objectif de constituer une porte d’accès incontournable au patrimoine numérisé de cette province. Sont ainsi rassemblés des cartes, photos, ouvrages numérisés, mais aussi de la musique et bientôt des séquences de film, décrivant le Hainaut.

Le service pédagogique offre diverses approches des collections permanentes et des expositions temporaires par le biais de documentations scolaires, d'animations, de leçons, de visites commentées ou de conférence auxquelles s'ajoute un programme spécial pour handicapés.

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Promenade à Mariemont : à la rencontre des arbres de Chine

Europalia Chine est l'occasion de redécouvrir la collection dendrologique exceptionnelle qui a enrichi ces dernières années le parc de Mariemont.


En suivant les lanternes, un parcours de naturaliste à travers la Chine vous est proposé.


En profitant du paysage, une réflexion sur l'art des jardins en Chine est évoquée.

Vous pouvez télécharger le parcours de cette visite ici.

Une introduction sur le jardin chinois est également téléchargeable ici.

Avant la Balade…

L’arrivée en Europe des arbres de Chine doit beaucoup aux émissaires scientifiques que furent les missionnaires catholiques, particulièrement les Jésuites. Arrivés en Chine dès 1582, ils comprennent rapidement qu’ils ne seront admis en Chine que comme savants. Leur savoir leur ouvre les portes de la cité impériale. Leurs nombreuses lettres éveilleront en Europe le goût pour la culture chinoise et notamment le jardin chinois.

On leur doit des explorations scientifiques qui ont considérablement enrichi les collections des musées et des jardins des plantes (Montpellier, Paris..).

Les jésuites privilégient l’intégration pour mener leur mission à bien : ils adoptent la langue, les vêtements et même les noms chinois. Ils fréquentent l’empereur et les intellectuels, considérant que c’est la meilleure façon de convertir les masses in fine. Cette attitude leur pose tour à tour des difficultés avec l’église romaine et les autres ordres qui préfèrent convertir le peuple.

Parmi les botanistes célèbres en Chine citons :

·        Michael Boym (1612-1659), jésuite polonais,  auteur de la « Flora Sinensis » premier ouvrage nommé « flore » et  qui fit connaître les fruits chinois en Europe.

·        Pierre Nicolas Le Cheron d’Incarville (1706-1757). Après un séjour au Canada, ce jésuite français part comme missionnaire en Chine et devient correspondant du jardin du roi. Il fait parvenir à son conservateur Bernard de Jussieu et à Buffon un grand nombre de graines et d’arbustes. On lui doit l’introduction en Europe du Sophora et de l’Ailante.

·        Armand David (1826-1900) est probablement  le plus célèbre explorateur scientifique de la Chine. C’est un missionnaire lazariste, envoyé pour évangéliser les pauvres des campagnes et des pays lointains. Il enseigne les sciences naturelles en Italie avant de partir pour la Chine. Il explorera le pays de long en large pendant 12 ans. Dans le parc de chasse de la cité interdite, il obtient de voir puis d’emporter la peau du fameux cerf du père David, disparu à l’état naturel. Sa renommée tient surtout à la découverte du panda géant et  de l’arbre aux mouchoirs qui porte son nom (Davidia involucrata). Il voyage en Chine durant une période troublée par des rebellions musulmanes. Il envoie néanmoins au muséum d’histoire naturelle de Paris quelques 3000 plantes, 10000 insectes, 1300 oiseaux et 600 mammifères. Environ septante espèces de plantes portent son nom : Buddleia davidii, Acer davidii, Viola davidii…
Il a également décrit un grand nombre de rhododendrons.

On observe souvent un délai important entre la découverte d’une plante et sa date d’introduction : la découverte n’est qu’une relation de l’existence de la plante par l’envoi d’une description, d’un dessin ou d’une part d’herbier en métropole. L’introduction est plus délicate : les difficultés  du transport d’un plant par voilier, les embruns salés, le manque d’eau, le manque ou l’excès de soleil, le vent, les conditions climatiques variables et la négligence de l’équipage rendent le transport très périlleux et condamnent la plupart des essais de transplantation. L’envoi de graines sans réel « mode d’emploi »  n’est la plupart du temps guère plus couronné de succès.

Certains arbres de Chine surprendront par leur nom latin : « japonica » tels le Sophora japonica. Il s’agit d’espèces d’origine chinoises, introduites par les Chinois au Japon où elles furent « découvertes » par les Européens qui les baptisèrent de façon erronée. Pour rappel, c’est le « découvreur »  qui donne le nom à l’espèce découverte : parfois son nom, celui d’une personne qu’il veut mettre à l’honneur, le pays d’origine…comme certaines plantes furent découvertes par plusieurs explorateurs en même temps, en des lieux différents, et renvoyées à des collections européennes distinctes, sans recoupement possible, cela entraîne des cas de synonymie  qui ne facilitent pas la nomenclature. 

« …De tout temps en Chine, faire un jardin, c’était d’abord creuser la terre pour loger l’eau et se servir des déblais pour faire une montagne… » (Michel Racine)

 Le mot chinois Shanshui désigne  le jardin ou la peinture de paysage, il se traduit par « montagne et eau ».

En Chine, depuis la dynastie des Ming (XIVe siècle), le jardin est montagne et eau… un paysage artificiel, imitant une nature « habitée » est créé pour le seul plaisir des sens. Les Chinois les plus riches érigent dans leurs jardins de gros rochers, parfois amenés de fort loin. Cette composition de style « paysager » ne manquera pas d’intriguer les missionnaires et les voyageurs. La promenade dans le jardin chinois est une promenade où les points de vue doivent être les plus variées possible, même sur un tout petit espace. Des passerelles, galeries, rochers, fabriques, multiplient les tableaux de paysage à découvrir. Ce paysage est néanmoins « habité », c’est à dire que toutes les scènes comportent au moins un élément, même symbolique, évoquant la fréquentation par les hommes : une barque, un petit pont, une lanterne, une petite maison…

Les éléments du jardin chinois sont tous porteurs de symboles, tant les rochers (la force), l'eau (la méditation, l'équilibre) que les végétaux, sont des supports philosophiques.

Ces jardins chinois se perfectionneront  jusqu'au XVIIIe siècle ou l'influence occidentale mettra un terme à leur évolution. La plupart ont alors disparu; quelques-uns uns sont restaurés, voire recréés  aujourd'hui pour accueillir les touristes.

On doit au père jésuite Denis Attiret, une lettre (1743) où il décrit les jardins de l’empereur de Chine. Il est à l’époque peintre au service de  l’empereur. Sa description de jardins sans symétrie, imitant des scènes naturelles, petits vallons, fausses montagnes, rochers, îlots, « arbres sauvages » ne manquera pas d’étonner les Français toujours au stade des jardins symétriques et réguliers. Les mauvaises langues  verront dans ces descriptions les fondements  du jardin anglais, paysager, pittoresque, qu’ils qualifieront dès lors d’anglo-chinois. On chuchote que finalement ces anglais n’ont rien inventé, ils ont piqué les idées des  chinois…La mode des chinoiseries, tissus, porcelaines, dessins confortera cette théorie.

L'étude historique de l'art des jardins montrera que ce n'est pas si simple et que le jardin paysager occidental  résulte sans doute d'une convergence d'influences autant que de la philosophie d'une époque…

Que reste-t-il à Mariemont de ces querelles de salon du XVIIIe ? 

Le parc paysager date du XIXe, œuvre de paysagistes allemands qui s’y succéderont tout au long du siècle. On y retrouve un peu de la grammaire des jardins chinoise : la cascade qui descend de son faux rocher, les plans d’eau et leurs îlots, le faux ravin,  les sentiers serpentant, les massifs d’azalées et de rhododendrons… une nature artificielle, de faux reliefs  aménagés pour le seul plaisir de l’œil… et qui nous paraissent si naturels. Le parc est semé d’éléments anthropiques qui captent le regard d’une scène à l’autre, rythmant la promenade de tableau en tableau.

Mariemont n’est pas un jardin chinois, il garde néanmoins la trace dans le savoir des paysagistes de cet apport  du jardin chinois "découvert" au  XVIIIe siècle.

 

En suivant les lanternes : les arbres de Chine

Une vingtaine d’arbres ont été recensés, évocateurs de lointains voyages d’explorations à travers les paysages de Cathay…Une promenade, non exhaustive, est proposée pour les découvrir. Repérez les lanternes qui les signalent, en suivant la promenade sur le plan.

 

1. Acer davidii (érable du père David)

Cet érable  aurait été identifié par le Père David lors de son voyage au centre de la Chine.

Introduit en Europe vers 1879, il est présent dans toute la Chine sauf l’extrême Nord et l’extrême Ouest.

C’est un des érables à écorce serpentine les plus communs : l’écorce est vert olive striée de blanc.  Il atteint 10 à 15 mètres.

2. Liriodendron chinense (Tulipier chinois)

Les tulipiers appartiennent à la famille des magnoliacées. Les fleurs sont érigées et ont la forme d’une tulipe.

La feuille, très caractéristique,  évoque la même fleur.

Plus rare chez nous que le tulipier de Virginie, dont il est très proche, le tulipier chinois est un arbre plus petit (15 à 25 m), et sa feuille à un reflet plus argenté.

3. Rhus verniciflua (L’arbre à laque)

Cet arbre est aussi appelé Toxicodendron, en référence à sa sève, toxique et très allergisante. Le contact avec la peau est à éviter.

C’est aussi la sève en  fait le principal intérêt. Celle-ci est extraite par des incisions dans le tronc. Après filtrage et cuisson on obtient  un vernis qui sera teinté et appliqué en couches fines et nombreuses sur des objets de bois ou de métal : c’est la fameuse laque.

Chaque couche est séchée en milieu chaud et humide puis poncée à l’eau pour donner un fini lisse, brillant et dur qui doit sa profondeur au nombre de couches appliquées, parfois plusieurs dizaines. A noter que la sève perd tout son caractère allergisant une fois durcie.

Au Japon la feuille de Rhus verniciflua est la marque de fabrique des objets en laque.

L’appellation «  arbre à laque » peut désigner une autre  espèce du même usage :Butia capitata.

L’arbre peut atteindre 15 mètres de haut. Le feuillage est décoratif : les feuilles caduques sont très longues et évoquent de grandes palmes (13 à 15 folioles pour 40 cm de long environ).La floraison à lieu en juin, l’arbre portant des panicules de 15 à 25 cm de long de petites fleurs blanc jaunâtre.

4. Pterostyrax corymbosa (styrax ailé)

C’est un arbre rare dont l’écorce grise, qui s’exfolie, est aromatique.

Ses fleurs blanches sont, elles aussi, très odorantes.

Le port est étalé, l’arbre, à croissance lente, est aussi large que haut.

Il fut introduit en Europe vers 1850.

5. Magnolia soulangiana (Magnolia de Soulange)

Ce magnolia est un hybride artificiel obtenu par le croisement de Magnolia denudata et Magnolia Liliflora, deux espèces originaires de Chine.

Il fut obtenu en 1820 par un parisien, le Chevalier soulange-bodin, d’où son nom. Il s’agit donc du croisement d’un magnolia à fleurs blanches avec un magnolia à fleurs roses. Il présente une floraison bicolore,  précédant les feuilles, très spectaculaire. Son succès est incontestable et il a donné naissance à de nombreux cultivars.

6. Pterostyrax hispida

Etroitement apparenté à Pterostyrax corymbosa décrit plus haut (voir 4.)

 

 

7. Betula utilis (Bouleau de l’Himalaya)

Originaire de l’Ouest de la Chine, du Tibet et de l’Himalaya, il fut introduit en Europe vers 1901.

De tous les bouleaux on dit qu’il a l’écorce la plus blanche.

Son nom utilis, est lié à son utilité : il fournissait le bois de chauffage, le feuillage nourrissait le bétail et les minces lames de l’écorce servaient de papier.

8. Davidia involucrata (arbre aux mouchoirs ou arbre aux pochettes)

Découvert par le missionnaire français Armand David en 1869, il fut introduit en Angleterre par Wilson en 1904 ; Il est originaire des régions boisées de Chine.

C’est un arbre d’environ 20 mètres de haut.

En mai des fleurs étranges se forment, elles s’insèrent sur 2 à 3 bractées blanc crème de taille inégale, atteignant  15 cm. L’arbre semble alors porter de nombreux petits mouchoirs blancs, d’où son nom d’arbre aux pochettes ou arbre aux mouchoirs. Le fruit ressemble à une petite noix dans son brou.

Cet arbre s’est bien adapté en moyenne et basse Belgique mais reste assez rare.

Le genre Davidia ne comporte qu’une seule espèce.

9. Morus alba (Mûrier commun ou Mûrier blanc)

Le mûrier blanc fut introduit en France dès 1494. Son intérêt économique était en effet majeur : les feuilles du   mûrier blanc sont  l’alimentation exclusive du ver à soie. (Bombyx du mûrier).

Les risques, le prix et la rareté liées aux difficultés de la route de la soie justifient un intérêt précoce : l’importation du mûrier et des cocons de soie a permis le développement de la soierie en Europe.

L’arbre s’est surtout adapté aux régions plus méridionales mais peut survivre chez nous comme arbre de collection s’il est bien abrité et ensoleillé, mais aussi protégé les premières années.

 

 

 

 

 

 

 

10. Cryptomeria japonica (cèdre du Japon ou Sugi)

C’est un très grand arbre (jusque 70 mètres de haut) parfois confondu avec le Séquoia, mais il a l’écorce plus dure. Le tronc peut atteindre 4 mètres de diamètre. Il appartient à la famille des cyprès.

Il est naturalisé en Chine, où il est la plus importante essence forestière, même s’il est l’arbre national du Japon, où il est parfois taillé en bonsaï ou en nuage.

Son bois rose-rouge, léger, solide et parfumé est utilisé pour la menuiserie et la construction.

Son nom signifie partie (grec=Meris) cachée (grec= Kripton), car on ne voit pas ses fleurs mais bien des cônes abritant  les fruits.

Il fut découvert par le médecin allemand Englebert Kaempfer en 1692, lors de son voyage avec la Cie des Indes hollandaise et introduit en Europe vers 1842.

11. Ailanthus altissima (Ailante glanduleux, Faux vernis du japon)

Le genre Ailanthus comprend plusieurs espèces, originaires des forêts d’Asie.

L’Ailante est dioïque, il faut un arbre mâle et un arbre femelle pour obtenir des fruits.

La fleur est  une panicule multiflore (comme la glycine ou l’acacia)

Les fruits sont des samares ailées (une graine et une aile comme le frêne)

Les feuilles, caduques, sont alternes et pennées (comme chez le noyer) mais avec une petite foliole et quelques dents près de la base.

Ailanthus Altissima  fut introduit en Europe en 1751 par le père Jésuite d’Incarville qui l’adressa à Bernard de Jussieu, responsable du jardin des plantes de Paris. Les feuilles d’Ailanthus altissima atteignent 60 cm de long, elles sont particulièrement remarquables. Les fleurs atteignent, elles, 30 cm de long.

L’ailante aurait été utilisé en Chine pour la nourriture d’une  variété de vers à soie (Bombyx de l’ailante)

12. Clerodendron trichotonum (arbre du clergé)

C’est un arbuste de grande taille (5 à 6mètres) qui adopte la forme d’un parasol.

Ses grandes feuilles sont réputées nauséabondes alors que ses grappes de petites fleurs blanc rosé, bien que discrètes, sont particulièrement parfumées. Les avis divergent donc sur l’opportunité de la placer dans le jardin. Le fruit, de petite taille, est particulièrement gracieux : une petite baie bleue vif, posée sur une corolle rose fuchsia, lui donne l’allure d’une fleur.

Si vous adoptez l’arbre du clergé dans le jardin, il faut savoir que ses feuilles se font attendre longtemps au printemps et tombent assez tôt en automne : pas d’inquiétude donc s’il vous semble un peu désolé à la sortie de l’hiver.

L’arbre drageonne facilement et  n’aime pas trop la taille qu’il supporte assez mal et qui déséquilibre sa silhouette.

13. Paulownia tomentosa

Originaire de Chine septentrionale (Hou-Pei, hou-nan, Kiang-Si), il fut introduit au Japon puis en Europe en 1834.

C’est un arbre remarquable par ses grappes de fleurs bleu violet au parfum délicat.

Il est relativement difficile à cultiver sous notre climat, et demande un bon ensoleillement.

Plus large que haut, il peut atteindre 10 à 20 mètres;

14. Sophora japonica « Pendula » (arbre aux pagodes ou arbre de miel)

C’est un petit arbre très classique comme arbre de position dans nos parcs du XIXe siècle. On apprécie particulièrement son tronc qui devient tortueux avec l’âge et lui donne un port remarquable.

Son surnom d’arbre de miel lui vient de son succès auprès des abeilles. Il a cependant besoin d’un été bien ensoleillé pour bien fleurir. Il porte des fleurs blanches très parfumées.

La variété « pendula » porte de longues branches tombantes mais est moins florifère.

Son nom  n’indique pas clairement qu’il est originaire de Chine et de Corée, il est très présent au Japon. Comme beaucoup d’arbres d’ornement, il y fut introduit par les Chinois.

L’arbre appartient à la famille des légumineuses, il fixe l’azote sur ses racines (comme le haricot ou le soja).

15. Acer grosseri (Erable de Hers)

C’est un érable très proche de Acer davidii, issu de la Chine centrale, il ne s’en distingue que par ses feuilles vert mat. Comme lui il a une écorce verte striée de blanc.

 

16. Prunus serrula (Cerisier du Tibet)

Son port est assez similaire à celui du très répandu cerisier du japon (Prunus serrulata).

Il est toutefois caractérisé par une écorce orangée, lisse et brillante, qui rappelle l’acajou. L’arbre atteint 10 mètres de hauteur.

Il provient de la Chine occidentale et fut introduit en Europe en 1908.

17. Ginkgo Biloba (arbre aux quarante écus)

Cet arbre est originaire des monts Tian Shan en Chine.

Dès le XIIe siècle il est cultivé au Japon.

C’est là qu’il fut découvert en 1690 par le médecin botaniste Englebert Kaempfer,  puis introduit à Utrecht en 1710.

Le Ginkgo Biloba est un arbre très symbolique ; le genre Ginkgo ne comporte plus qu’une seule espèce mais on en compte 7 espèces fossiles. Apparu il y a 270 millions d’années, il évoque une famille au  caractère omniprésent sous d’autres épisodes climatiques. C’est donc une sorte de fossile vivant.

Il a disparu à l’état sauvage mais est toujours très présent en culture.

 

En Chine, il est souvent planté dans le jardin des temples.

Premier arbre à « reverdir » après la catastrophe de Hiroshima il est vénéré au Japon.

A l’automne ses jolies feuilles en forme de patte d’oie prennent une coloration jaune d’or et forment un tapis d’écus d’ors au sol, d’où son surnom. Il est réputé pour sa très bonne résistance à la pollution, ce qui conduit à le planter comme arbre d’avenue dans les plus grandes villes.

L’arbre est dioïque : les arbres mâles sont différents des arbres femelles qui produisent à l’automne un ovule : une sorte de cerise jaune, salissante assez malodorante.

L’arbre ne produit donc pas de fleur ni de graine à proprement parler, l’ovule peut être fécondé même tombé au sol et germe immédiatement.  Pour ce motif on ne classe pas le Ginkgo avec les plantes à fleurs (angiospermes) mais bien avec les conifères (gymnospermes)

En vieillissant cet arbre surprenant devient souvent monoïque.

A Mariemont, on observe un des plus gros ginkgos de Wallonie.

Le Ginkgo est le symbole de la ville de Tokyo mais aussi de la ville allemande de Weimar, où Goethe lui a dédié un poème.

Enfin du point de vue médicinal, le Ginkgo possède des propriétés antioxydantes importantes, il est préconisé pour les troubles de la mémoire, la sénilité et les problèmes circulatoires.

18. Sophora Japonica

Voir 14.

19. Magniolia denudata ( dénudé du Yula)

La floraison du magnolia au printemps, avant l’apparition des feuilles,  est un spectacle remarquable. Les fleurs sont odorantes, d’un blanc pur et peuvent atteindre 12 cm.

L’arbre peut atteindre 15 mètres de haut mais son port est plutôt arbustif. Il est  préférable de le planter en isolé. 

Le botaniste Charles Plumier aurait découvert cet arbre lors d’une expédition pour Louis XIV, et l’aurait baptisé en l’honneur de Pierre Magnol, botaniste directeur du jardin des plantes de Montpellier.

En Chine, le Magnolia denudata est symbole de pureté : les moines le  plantaient dans le jardin des temples depuis le VIIe siècle avant JC. Le  Magnolia est aussi très présent dans l’iconographie chinoise, il symbolise aussi la beauté féminine.

Apparu il y a 100 millions d’années, il est parfois  considéré comme la plus ancienne plante à fleurs.

20. Pterocarya stenoptera (Pterocaryer)

Les pterocaryers appartiennent à  la famille des juglandacées (comme le noyer)

Le  nom (Ptero =plume d’aile) et (carya =noix) évoque un fruit à deux ailes étroites.

Ils sont surtout caractérisés par leur  feuillage très finement découpé qui fait penser à une fougère géante.

21. Phellodendron amurense (Phellodendron du fleuve Amour)

C’est un petit arbre (10m), originaire du centre de la Chine. L’écorce est épaisse et liégeuse. Le feuillage est aromatique.

Ces arbres dioïques (arbres mâles et arbres femelles), vivent sur les berges humides des cours d’eau de Chine. Pour bien observer cet arbre à Mariemont,  il faut se placer au centre de la grande pelouse, au bas du musée.

Rhododendron sp.

«Les grands rhododendrons sont en fleur, et j’en distingue déjà au moins 7 espèces différentes… » écrit le père David. Mais au total, ce sont 52 espèces de rhododendrons que le père Armand David recensera durant  ses 12 années de voyage en Chine, de 1862 à 1874.

Autant que dans la nature, l’arbre y est présent dans les jardins de longue date, il y symbolise la longévité et l’élégance.

Cet arbuste appartient à la famille des éricacées, comme notre bruyère.

Le rhododendron se plait en altitude, il est l’arbre symbolique du Népal. On trouve plus de 1000 espèces de rhododendrons à l’état naturel.

Les feuilles sont toxiques, elles ont un effet émétique.

L’azalée est une variété de rhododendron, qui peut avoir des feuilles caduques.

 

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